La cosmogonie d'Eros

La cosmogonie d'Eros
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# Posté le mardi 06 janvier 2009 16:12

Fin

Fin
# Posté le dimanche 04 janvier 2009 09:52

Lendemains qui déchantent

Lendemains qui déchantent
Lendemains qui déchantent

Impassible témoin des rendez-vous manqués
Je les sens à mes pieds ces chiens indécrottables
Qui viennent s'épancher au sortir d'une table
Ou juste dégueuler à moitié défroqués

Ils se donnent le mot c'est vraiment lamentable
De devoir supporter ces parfums aigrelets
Qui règnent d'ordinaire au creux des bassinets
Et pourtant ça ressemble à un rite immuable

Moi qui les gratifie d'une lumière aimable
Je ne sais si je dois demeurer sans broncher
En attendant l'aurore afin de me coucher

Quand dans le caniveau la lune impénétrable
Sourit à ses reflets comme a un farfadet
Je brise mon ampoule éclipsant son ½illet

Le dimanche 28 décembre 2008 © Erdrek
# Posté le dimanche 28 décembre 2008 03:26
Modifié le dimanche 28 décembre 2008 04:49

L'Escort Pananoïaque

L'Escort Pananoïaque
L'Escort Paranoïaque

J'imagine souvent ma propre banqueroute
Mon charme au débotté n'ayant plus un attrait
Et de ce qui fut moi, qui paiera les faux frais ?
Du litre de sans plomb à la dernière goutte

Tout ceci est bidon c'est ce que je redoute
On me prit si souvent pour le gendre parfait
Que j'ai cru bêtement, buvant du petit lait
Que c'était pour de vrai, grave manque d'écoute

Le gazouillis affreux des gargouilles glougloute
Conjuguant mon présent à d'autres imparfaits
Voit-on le temps passer avant que d'être aoûte

Autant l'on fut aimé un jour on se dégoûte
Quand seuls les souvenirs vous tiennent lieux de faits
N'escomptez rien de moi ou alors des extraits

Le vendredi 26 décembre 2008 © Erdrek
# Posté le vendredi 26 décembre 2008 11:17

L'aumône d'un atome

L'aumône d'un atome
L'aumône d'un atome

Sous la voûte céleste où j'ai tracé ma route
Vêtu d'une vétille improbable bateau
Le visage en ruine ainsi qu'un vieux château
Je cherche en vain la mie cachée dessous la croûte

Déjeuner ou jeûner juste à flanc de coteau
Mes côtes efflanquées n'ont plus rien dans leur soute
Je me nourris du temps en simple goutte-à-goutte
Ma carcasse n'est plus qu'un horrible fardeau

Tant que mon âme à dieu ne sera pas absoute
Il m'est permis de croire encore avec des doutes
Sinon à quoi ça sert d'être poétereau

J'efface ma mémoire au trou noir d'un tableau
Et en suppo chétif d'un diable qui filoute
Mes vers m'ont délesté du vrai prix que ça coûte

Le mercredi 24 décembre 2008 © Erdrek
# Posté le mercredi 24 décembre 2008 11:06
Modifié le jeudi 25 décembre 2008 08:02