L'Escort Paranoïaque
J'imagine souvent ma propre banqueroute
Mon charme au débotté n'ayant plus un attrait
Et de ce qui fut moi, qui paiera les faux frais ?
Du litre de sans plomb à la dernière goutte
Tout ceci est bidon c'est ce que je redoute
On me prit si souvent pour le gendre parfait
Que j'ai cru bêtement, buvant du petit lait
Que c'était pour de vrai, grave manque d'écoute
Le gazouillis affreux des gargouilles glougloute
Conjuguant mon présent à d'autres imparfaits
Voit-on le temps passer avant que d'être aoûte
Autant l'on fut aimé un jour on se dégoûte
Quand seuls les souvenirs vous tiennent lieux de faits
N'escomptez rien de moi ou alors des extraits
Le vendredi 26 décembre 2008 © Erdrek