Y'a des jours comme ça où j'ai envie de rien
Juste de rester seul sans qu'aucun ne me tanne
Sur mon lit qui fait corps comme une autre membrane
A ma peau de chagrin dont je suis le gardien
Car je veille sur moi comme ferait un chien
Que je suis devenu, ces lieux sont sa cabane
Et le bruit incongru de mes propres organes
M'a rendu différent de mes concitoyens
Si donc ma bouche ourlée d'un simple filigrane
Laisserait à penser que parfois je ricane
Ce rire il ne faut pas croire que c'est le mien
Alors qu'au loin j'entends passer la caravane
Je me mets à hurler cela me fait du bien
Mais ne vois rien venir où es-tu ma s½ur Anne ?
Le dimanche 16 novembre 2008 © Erdrek


